Monday, September 12, 2005

Tous chomeurs, célibataires, non cautionnés?

Le ministre Breton propose la prime de mobilité pour les chômeurs trouvant un emploi à 150 ou 200 kilomètres de leur résidence principale. Bon, OK.

C’est assez loin de la réalité des salariés, quand même, voire très éloigné.
Je me souviens quand je cherchais un appartement à louer sur Paris (en gros il y a un an). Pour un 39 mètres carré dans le 18ème arrondissement de Paris (c’est pas non plus l’eldorado) l’agence que j’ai appelé avait des consignes strictes du propriétaire :

  • être employé depuis plus de 1 an dans la même boite,
  • toucher au moins 3 fois le loyer en salaire mensuel net (j’arrivais juste au dessus, ouf).

Si un de ces critères n’était pas rempli, l’agence refusait simplement d’étudier mon dossier !

J’ai échappé au traditionnel dossier des garants (à plus de 30 ans, en remplissant les conditions précédentes, ça m’aurait fait mal). Demander à ma grand-mère qui touche sa retraite de se porter garant pour la progéniture trentenaire qui essaye de s’assumer seul (il était temps !) il y a un problème d’assistanat et de sur-protection face au risque dans notre société.

Manque plus que le pauvre gars qui vient de retrouver un travail à 200 bornes de chez lui ait décroché un Contrat Nouvel Embauche, là ses chances sont réduites à zéro pour retrouver un appartement.

En conclusion, 1500 euros pour encourager la mobilité c’est bien et encourageant. Mais quand on fait face aux réalités du marché de la location, alors cette petite mesure semble bien légère. La régulière flambée des loyers encourage les propriétaires à se munir de garanties encore plus délirantes à chaque fois. D’autant plus qu’avec le plan de retour à l’emploi (PARE) on étend le champ de recherche du chomeur pour qu’il accepte un boulot, gare à celui qui refuse un job payé 2 fois moins ! Au moins avant, il avait l’excuse de la non mobilité géographique (et de celle de sa famille par conséquent).

Posted by Teletravailleur at 13:32:01 | Permalink | No Comments »

Liste noire ? vous avez dit liste noire?

Comment n’y avait on pas pensé avant ? Une superbe liste noire qui ne sert à rien : elle omet de lister les compagnies poubelles francophones (faudrait pas froisser un de nos amis francophile), elle ne tient compte que de critères …disons… peu clairs et très peu objectifs. La question qui me démange est plutot : pourquoi remet t-on à plat tout ce que nos prédécesseurs ont déjà réalisé ?
Les contrôles existent, le droit de vol aussi. On retirait une licence de vol à une compagnie qui n’offrait pas toutes les garanties pour la sécurité des passagers, on la mettait hors de nuire. Maintenant? Maintenant, on la met dans la liste noire, mais elle continue de voler. Pas de ça chez nous monsieur ! en Italie, en Belgique, au Portugal, vous pouvez voler, mais pas chez nous ! C’est omettre au plus haut point que l’économie est globalisée, que tout le monde est brassé, qu’il y a des ressortissants français sur toute la surface du globe. C’est abscons, ça cache la misère.
Cette liste noire n’a, à mon avis, que des effets négatifs dans l’évolution du problème à traiter (la mise à niveau des compagnies aèriennes, pour assurer leur propre sécurité et celles de leurs passagers). D’abord, elle induit une vraie confusion sur la présence d’une compagnie dans la liste noire mais qu’on laisse voler. Que doit comprendre un passager d’une de ces compgnies? A quoi servent alors les licences de vol?
Enfin, quels sont les critères pour faire passer une compagnie en liste noire, et surtout, quels sont les critères pour qu’elle en sorte ?

Utilisons les leviers dont nous disposons déjà et qui sont éprouvés (l’interdiction de voler) plutôt que de réinventer la roue à chaque fois, avec des points flous (les critères d’entrée et de sortie de la liste, la confusion dans les esprits) qui sont générés.

Posted by Teletravailleur at 10:23:08 | Permalink | Comments (1) »