Thursday, November 3, 2005

Le 12 ou la recherche des sociétés jetables

Le 12 est mort, vive le 12 ! C’est par cette annonce que je me suis posé la question de savoir qui allait donc bien succéder à notre cher numéro des renseignements. La législation européenne est passée par là, tant pis pour le con sommateur, qui va être perdu dans cette forêt d’annuaires.

En fait, derrière le 118… se cachent plein de sociétés, filiales de grands groupes, ou d’autres plus petites, voir microscopiques.. 41 ont déposé un dossier de candidature, un peu moins ont été retenues. J’imagine parfaitement l’investisseur sentant l’argent facile arriver par le tuyau du téléphone. On essaye de monter une société basée sur un centre d’appel, une miryade de téléconseillers plus (ou moins) formés que les autres, un vague annuaire pas toujours mis à jour, quelques bribes de démarche qualité pour ne pas que le client soit insulté… et tout le monde trouve ça formidable. Sur ces 40 sociétés, on sait pertinement, les exemples chez nos voisins européens le montrent plus d’une fois, que très peu survivront, offriront un réel service de qualité au client, dans un temps record, et avec le sourire, siouplé !

Salariés de ces petites entreprises sans avantage concurrentiel, démissionnez ! partez ! Vous êtes à l’heure de la société jetable, mise en place par quelques gens peu scrupuleux (pas tous, heureusement…), qui n’ont pour ambition que de se faire racheter leur boite, car le secteur va se concentrer, c’est inéluctable. C’est comme si la bourse de Londres était à vendre, le comble du capitalisme ! (zut, tiens, au fait, la bourse de Londres est à vendre, marrant ça).

Le travail en centre d’appel est déjà pénible (toute parabole avec la taylorisation au début de l’ère industrielle de la production de masse est autorisée), si, de surcroit, ce travail est jetable dnas un terme plutôt court, alors n’accordons aucune caution à ce mouvement capitaliste.

Posted by Teletravailleur at 12:31:51 | Permalink | No Comments »