Grosse tranche de rigolade corse ce matin sur France Inter
Le président et ses ministres sont en voyage en corse pour un conseil des ministres décentralisé.
Ce matin France Inter a suivi le staff gouvernemental pour une émission de radio dans un café, le café Napoléon (ça ne s'invente pas, c'est du local on vous a dit).
La substance du débat était le tourisme en Corse et comment le développer. Plusieurs acteurs sont venus expliquer leur situation (ou étaient interviewés par téléphone, dont un corse qui ne voulait pas se déplacer et un autre de New York) : un propriétaire d'hotel, un restaurateur, et d'autres figures emblématiques du business touristique local.
Et là, grosse poilade... j'ai entendu un résumé de mauvaise foi, de contradiction et de défense d'interets personnels - comme une étude de cas dans un cours de comm' .
On a eu droit a des discours d'anthologie de distinction sémantique entre le "visiteur" et le "touriste", du genre "les visiteurs c'est pas des touristes", à croire que la nuance est claire pour les Corses. Pas encore pour moi.
Et le propriétaire d'un hotel de se lamenter du désinteret des conducteurs de camping car pour son établissement : "les visiteurs ils arrivent en corse, ils visitent et ils repartent" ah bon ? ce monsieur est il en train de nous faire croire que quand on choisit de faire du tourisme en camping car, on a besoin de visiter les établissements hoteliers? (et le sien en particulier ?). Tiens un visiteur qui arrive en Corse, qui visite et qui repart c'est pas la définition d'un touriste ça? Ce monsieur a répondu à la question précédente que je posais, merci d'avoir allumé la lumière.
Le mot d'ordre partagé par tous ces profesionnels est qu'ils ne veulent pas du "tourisme social". En gros, on veut pas des pauvres, dites plutôt aux riches de venir. La corse comme destination de luxe. On retrouve la grande opposition tourisme de masse versus tourisme de luxe. Ca veut dire faire rentrer plus d'argent par touriste vu qu'il y a moins de monde, et ça ce n'est pas gagné, car il faut apporter du service et du sourire aux étrangers.
Dans cette grande galerie de la nature humaine, on a pu entendre toute la mauvaise foi, que ce soit en Corse ou d'ailleurs, des discours sur le bon touriste (riche et souriant) et le mauvais visiteur (radin et autiste). Et pas une seule remise en cause des récéptifs corses.
Bonne journée à tous
Ce matin France Inter a suivi le staff gouvernemental pour une émission de radio dans un café, le café Napoléon (ça ne s'invente pas, c'est du local on vous a dit).
La substance du débat était le tourisme en Corse et comment le développer. Plusieurs acteurs sont venus expliquer leur situation (ou étaient interviewés par téléphone, dont un corse qui ne voulait pas se déplacer et un autre de New York) : un propriétaire d'hotel, un restaurateur, et d'autres figures emblématiques du business touristique local.
Et là, grosse poilade... j'ai entendu un résumé de mauvaise foi, de contradiction et de défense d'interets personnels - comme une étude de cas dans un cours de comm' .
On a eu droit a des discours d'anthologie de distinction sémantique entre le "visiteur" et le "touriste", du genre "les visiteurs c'est pas des touristes", à croire que la nuance est claire pour les Corses. Pas encore pour moi.
Et le propriétaire d'un hotel de se lamenter du désinteret des conducteurs de camping car pour son établissement : "les visiteurs ils arrivent en corse, ils visitent et ils repartent" ah bon ? ce monsieur est il en train de nous faire croire que quand on choisit de faire du tourisme en camping car, on a besoin de visiter les établissements hoteliers? (et le sien en particulier ?). Tiens un visiteur qui arrive en Corse, qui visite et qui repart c'est pas la définition d'un touriste ça? Ce monsieur a répondu à la question précédente que je posais, merci d'avoir allumé la lumière.
Le mot d'ordre partagé par tous ces profesionnels est qu'ils ne veulent pas du "tourisme social". En gros, on veut pas des pauvres, dites plutôt aux riches de venir. La corse comme destination de luxe. On retrouve la grande opposition tourisme de masse versus tourisme de luxe. Ca veut dire faire rentrer plus d'argent par touriste vu qu'il y a moins de monde, et ça ce n'est pas gagné, car il faut apporter du service et du sourire aux étrangers.
Dans cette grande galerie de la nature humaine, on a pu entendre toute la mauvaise foi, que ce soit en Corse ou d'ailleurs, des discours sur le bon touriste (riche et souriant) et le mauvais visiteur (radin et autiste). Et pas une seule remise en cause des récéptifs corses.
Bonne journée à tous
