Lundi, Novembre 12, 2007

On applaudit bien fort les airbus de Dubaï !

Belle nouvelle partout dans les médias aujourd'hui : Dubaï a acheté plus de 100 avions à Airbus ! Bravo ! Du travail pour l'Europe, et ils n'ont pas eu froid aux eux avec le taux de change du dollar défavorable à Airbus face à son éternel rival Boeing. On est "optimiste" grace au "carnet de commande gonflé" dixit 20minutes.

Mais personne ne s'inquiète de la dérive écologique de la transformation de l'économie des pays du Golfe persique basée sur le pétrole vers celle du tourisme. Quid du Grenelle de l'environnement ? Pas un seul détracteur de l'aberration écologique que sont en train de devenir certains états persiques (golfs à grand renfort d'irrigation au milieu de nulle part, stations de ski couvertes à grand renfort de climatisation en plein desert, flotte d'avions - neufs, il est vrai - pour transporter les touristes du monde entier !) ?

Et notre compétente ministre de l'économie qui nous demande gentillement de rouler à vélo plutôt que d'utiliser du pétrole pour nous déplacer ? Pardon ?!

Pauvre petite planète

PS : un lien vers criteo, ça se fait il parait.


Posted by Teletravailleur at 14:00:48 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, Octobre 31, 2007

Grosse tranche de rigolade corse ce matin sur France Inter

Le président et ses ministres sont en voyage en corse pour un conseil des ministres décentralisé.

Ce matin France Inter a suivi le staff gouvernemental pour une émission de radio dans un café, le café Napoléon (ça ne s'invente pas, c'est du local on vous a dit).

La substance du débat était le tourisme en Corse et comment le développer. Plusieurs acteurs sont venus expliquer leur situation (ou étaient interviewés par téléphone, dont un corse qui ne voulait pas se déplacer et un autre de New York) : un propriétaire d'hotel, un restaurateur, et d'autres figures emblématiques du business touristique local.

Et là, grosse poilade... j'ai entendu un résumé de mauvaise foi, de contradiction et de défense d'interets personnels - comme une étude de cas dans un cours de comm' .

On a eu droit a des discours d'anthologie de distinction sémantique entre le "visiteur" et le "touriste", du genre "les visiteurs c'est pas des touristes", à croire que la nuance est claire pour les Corses. Pas encore pour moi.

Et le propriétaire d'un hotel de se lamenter du désinteret des conducteurs de camping car pour son établissement : "les visiteurs ils arrivent en corse, ils visitent et ils repartent" ah bon ? ce monsieur est il en train de nous faire croire que quand on choisit de faire du tourisme en camping car, on a besoin de visiter les établissements hoteliers? (et le sien en particulier ?). Tiens un visiteur qui arrive en Corse, qui visite et qui repart c'est pas la définition d'un touriste ça? Ce monsieur a répondu à la question précédente que je posais, merci d'avoir allumé la lumière.

Le mot d'ordre partagé par tous ces profesionnels est qu'ils ne veulent pas du "tourisme social". En gros, on veut pas des pauvres, dites plutôt aux riches de venir. La corse comme destination de luxe. On retrouve la grande opposition tourisme de masse versus tourisme de luxe. Ca veut dire faire rentrer plus d'argent par touriste vu qu'il y a moins de monde, et ça ce n'est pas gagné, car il faut apporter du service et du sourire aux étrangers.

Dans cette grande galerie de la nature humaine, on a pu entendre toute la mauvaise foi, que ce soit en Corse ou d'ailleurs, des discours sur le bon touriste (riche et souriant) et le mauvais visiteur (radin et autiste). Et pas une seule remise en cause des récéptifs corses.

Bonne journée à tous


Posted by Teletravailleur at 10:20:55 | Permanent Link | Comments (0) |